Actualité : Nanoident choisit l’Isère
 

07-2008

Leader mondial pour le développement et la production de capteurs d’images à base de semi-conducteurs imprimés, le groupe Nanoident a implanté une filiale spécialisée en biométrie près de Grenoble.
Pour Alain Jutant, directeur général, la création de Nanoident Biometrics en Isère ne doit rien au hasard.


Comment le groupe Nanoident s’est-il créé en 2004 ?
Le groupe est né en Autriche à partir d’une question : comment embarquer un capteur d’empreinte sur une carte à puce ? La solution identifiée par les fondateurs (K. Schroeter et F. Padinger) repose sur la technologie des semi-conducteurs imprimés. À la différence des semi-conducteurs classiques, sur silicium, les capteurs imprimés permettent d’utiliser des substrats souples, fins et/ou jetables, rapidement personnalisables. Ces dispositifs sont peu coûteux. Ce double avantage, adaptabilité et faibles coûts de production, ouvre le marché à une nouvelle génération d’applications…

Notamment dans le secteur de la biométrie ?
Pour se structurer, Nanoident a filialisé ses unités business, en Autriche, en Allemagne, aux Etats-Unis et en France. Nanoident est présent via Bioident Inc. sur les applications biomédicales (lab-on-a-chip), avec une valeur ajoutée avérée dans les applications pharmaceutiques, le contrôle de pollutions, les détections d’allergies et la bio défense. Sur le site de Montbonnot, près de Grenoble, nous avons lancé Nanoident Biometrics le 26 décembre 2006. Nous y développons des solutions d’authentification biométrique embarquées pour la téléphonie mobile, les cartes à puces et les PC, utilisant la capture d’empreintes digitales ou palmaires et des systèmes veineux. L’objet est par exemple de sécuriser des transactions bancaires, des paiements “mobiles” ou l’accès logique à des systèmes d’informations.

Pourquoi avoir choisi de vous implanter en Isère ?
L’étude comparative menée avec Invest in France entre quatre sites potentiels nous a conduits assez logiquement en Isère. Le bassin grenoblois offre un gros potentiel collaboratif, et la présence du pôle de compétitivité mondial Minalogic est pour nous déterminante. La convergence des nanotechnologies et des logiciels embarqués coïncide avec nos deux problématiques majeures. Ici plus qu’ailleurs, Nanoident peut s’appuyer sur les compétences disponibles, et ceci à différentes échelles, de la start-up aux grands groupes internationaux. L’excellence de la qualification et la bonne productivité des ingénieurs locaux contribuent également à l’attractivité du site. Nous étions avant tout à la recherche d’un accélérateur de solutions, Nanoident avait besoin de points d’appuis fiables pour mettre rapidement sur le marché des produits qui utilisent nos procédés. L’Isère est pour nous le contexte propice à un déploiement massif d’applications nouvelles. Nous déclenchons des synergies et des collaborations à très court terme, dans une optique business, avec les entreprises du secteur, et aussi des stratégies à moyen terme grâce à l’apport des laboratoires grenoblois de recherche.


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Source : Grenoble Isère Report Juin 2008 (AEPI)

 
 

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