| Acteur
majeur du diagnostic in vitro dans le domaine des maladies infectieuses,
bioMérieux va investir 10 millions d’euros pour s’installer
sur le nouveau parc technologique de Polytec, à proximité
immédiate du Polygone scientifique de Grenoble.
Un choix qui ne doit rien au hasard : depuis plusieurs années,
bioMérieux (945 millions d’euros de CA, 2 200 salariés
en Rhône-Alpes dont 350 en Isère) a engagé une
collaboration étroite avec le CEA-Léti (Laboratoire
d’électronique et de technologie de l’information).
La mise en place en 1997 d’un laboratoire commun à
ces 2 entités dans le domaine des biopuces, a conduit en
2001 à la création d’une start-up, Apibio
(filiale à 95 % de bioMérieux et à 5 % de CEA
Valorisation, filiale du CEA) actuellement hébergée
dans la pépinière d’entreprises du CEA. La jeune
pousse prévoit de réaliser 500 000 euros de chiffre
d’affaires cette année avec 36 salariés dans
la conception et la fourniture de biopuces, laboratoires d’analyses
biologiques et génétiques miniaturisés dont
les applications sont nombreuses dans l’industrie pharmaceutique,
le diagnostic ou l’agroalimentaire.
Apibio
s’installera en 2005 sur le nouveau
site Polytec, tout près du Léti et du futur pôle
Minatec. Elle devrait alors employer une soixantaine de collaborateurs.
« Nous étudions par ailleurs le transfert à
Grenoble d’un laboratoire de recherche complémentaire
», annonce Alain Mérieux, président de bioMérieux.
Cette opération
conforte la vocation de Grenoble dans le domaine des biotechnologies
: de nombreuses start-up (Génome Express, Protein’eXpert,
Praxim...) et des structures spécialisées (Adebag,
Grain...) exploitent déjà les synergies offertes par
le pôle grenoblois, intégré dans la génopole
Rhône-Alpes, au carrefour des sciences du vivant, de l’informatique
et des micro et nanotechnologies.
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