Éducation – Les faits marquants 2016

Décembre 2016

Alps Design Lab, la technologie expliquée par le design

Comment, à partir d’un électrolyseur haute température grand comme un container, créer un démonstrateur pédagogique de taille normale ? C’est la mission à laquelle s’est attelé le Alps Design Lab, un Open Lab de CEA Tech. Dans quelques semaines, il livrera au Liten un dispositif de la taille d’un frigo américain comprenant four haute température, échangeur de chaleur et générateur de vapeur. De quoi informer et convaincre de futurs utilisateurs.
Alps Design Lab mobilise des étudiants en design encadrés par leurs enseignants pour aider laboratoires et start-up à rendre leurs technologies visibles et compréhensibles. Créé il y un an, il produit des scénarios d’usage, des vues 3D, des maquettes, des prototypes ou des démonstrateurs. Les projets durent de 6 mois à un an selon leur degré de complexité.

 

Octobre 2016

Phelma : une rentrée au top niveau

Après une rentrée 2015 remarquable en termes de niveau de recrutement, 2016 affiche une nouvelle progression comprise entre 100 et 200 places, selon les filières, dans les rangs d’entrée aux Concours communs polytechniques : un record.
Les effectifs sont proches de ceux de 2015. Coté formation initiale, Grenoble INP – Phelma compte cette année 363 élèves en 1re année. 272 sont issus de classes préparatoires, 39 ont suivi la Prépa des INP, 40 ont été admis sur titre (Licence ou DUT) et 12 redoublent. Le parcours par apprentissage en Conception de systèmes intégrés (microélectronique/télécoms) accueille 14 élèves, un effectif que Phelma souhaite renforcer en accueillant l’an prochain jusqu’à 18 jeunes. À noter encore, une nouvelle amélioration cette année du nombre d’étudiantes recrutées (29 % contre 23 % en 2015).

Un usineur ionique au CIME Nanotech

Le CIME Nanotech a récemment mis en service dans sa salle blanche un usineur ionique SCIA. Cet équipement dont le coût avoisine les 500 000 euros a été financé à 50% par l’IRT Nanoelec. Utilisé en formation et en R&D, il est doté d’un spectromètre Hidden pour suivre, contrôler et identifier l’élément en cours de gravure des échantillons multicouches.
La source d’ions, formant un faisceau de 218mm de diamètre, grave des matériaux magnétiques pour les MRAM, des métaux pour la réalisation de contacts, des piézoélectriques, des oxydes. Son porte-échantillon, accueillant des substrats jusqu’à 150 mm de diamètre, peut être mis en rotation et incliné, notamment pour éviter le dépôt de particules sur le substrat.

Grenoble-INP crée avec ST une formation en électronique analogique

Lancée en juin, la 1re session de formation continue de Grenoble INP en électronique analogique accueille 19 stagiaires. Tous sont issus de ST Microelectronics (sites de Crolles et de Grenoble), qui a co-construit le parcours. La création de ce certificat de compétences vise à répondre aux importants besoins de concepteurs en électronique analogique des industriels, dont ST.
Sur les 126 heures que compte le programme, 34 heures de cours théoriques seront partagées avec des élèves ingénieurs de 2e année de Grenoble INP – Phelma en formation initiale.
En juin 2017, la 2e session accueillera des stagiaires de ST mais aussi d’autres entreprises du secteur qui seraient intéressées. Une démarche est en cours afin que cette nouvelle formation certifiante soit éligible au compte personnel de formation (ex DIF).

Le Parvis des Sciences change de dimension

À l’occasion de la 25e Fête de la Science, le Parvis des Sciences 2016 monte en puissance à MINATEC en multipliant par deux les espaces dédiés à l’événement et en proposant plus de 40 animations, contre 27 en 2015.
Après les journées du 6 et du 7 octobre réservées aux scolaires, le grand public sera accueilli samedi 8 octobre de 10 h à 18 h. Conférences, expositions, ateliers, la journée ne suffira sans doute pas aux visiteurs les plus curieux !
Parmi les nouvelles thématiques présentées : énergies, lumière et matériaux, biologie et santé. Le cerveau sera notamment à l’honneur. Les visiteurs pourront découvrir son rôle dans la perception des sens et explorer les fonctions cérébrales avec les outils des neurosciences comme l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et l’électroencéphalographie.

Phelma change de direction dans la continuité

Autour d’Anne Vilcot, directrice de Grenoble INP – Phelma depuis le 15 juin, la nouvelle équipe de direction de l’Ecole est presque inchangée. Alice Caplier (relations internationales), Saïd Obbade (relations entreprises) et Christine Morales (administration) sont reconduits dans leurs fonctions. Patrice Petitclair, ancien responsable des projets de groupe, est le seul nouveau venu. Il remplace Stéphane Pignard à la direction des études.
Priorité de cette équipe : faire face à la baisse des ressources de l’Ecole en rationalisant et en mutualisant, sans recul sur la qualité pédagogique. En parallèle, elle compte développer la formation continue avec Grenoble INP, ainsi que les partenariats entreprises. Autre ambition : diversifier le recrutement pour accueillir davantage de filles et d’étudiants en apprentissage.

 

Juin 2016

Entretien : Michel Barsoum

Vos travaux sur les matériaux, et en particulier sur les phases MAX*, ont acquis une réputation mondiale. Qu’est-ce qui a motivé votre séjour de trois mois à Grenoble début 2016 ?
Dans mon domaine, pour comprendre véritablement comment fonctionne un matériau, vous avez besoin de monocristaux de grande taille. Or, la seule équipe au monde capable de faire croître de tels cristaux pour les phases MAX est celle de Thierry Ouisse, au LMGP, qui m’a accueilli.
De plus, je voulais travailler avec Thierry parce qu’il explique de manière très séduisante pourquoi les phases MAX conduisent l’électricité de façon si particulière. Et cela fait 20 ans que je m’interroge sur ce point !
Comptez-vous revenir à Grenoble pour poursuivre cette collaboration?
Le projet que je mène avec Thiery Ouisse va me financer pour un séjour de 3 semaines d’ici 2018. De plus, je dépose avec le LMGP une candidature sur un projet qui me permettrait de passer beaucoup plus de temps à Grenoble ces trois ou quatre prochaines années. En espérant qu’il sera retenu…
Avez-vous l’impression que le concept du campus MINATEC, avec cette cohabitation entre chercheurs, étudiants et start-up, donne de bons résultats ?
De manière générale, c’est un très bon concept, qui fonctionne bien à MINATEC comme ailleurs. Cela dit, j’ai le sentiment qu’il reste plus difficile de créer des start-up en France que dans d’autres pays comme les Etats-Unis.

Un MOOC sur les exoplanètes habitables

Depuis le 1er juin, plus de 3 000 personnes suivent le MOOC « À la recherche d’autres planètes habitables » sur la plateforme FUN*. Créé par l’Université Grenoble-Alpes et l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble, sous la houlette de l’astronome Jean-Charles Augereau, ce MOOC a été élaboré par 9 scientifiques, dont un ingénieur Phelma, doctorant à INAC : Maxime Morinière.
Ce cours en ligne, gratuit et ouvert à tous, sera dispensé jusqu’au 3 août. Il est constitué d’une vingtaine de vidéos de 7 à 10 minutes chacune. Au programme : la détection des planètes, leur formation et les méthodes utilisées pour y identifier des formes de vie. Des questionnaires, proposés après chaque vidéo et un devoir final permettront aux apprenants d’être évalués et d’obtenir « une attestation de suivi avec succès ».

 

Avril 2016

La science se fait mousser au festival Pint of Science

Boire une bière dans un lieu convivial en écoutant des scientifiques présenter leurs travaux… C’est ce que proposera le festival Pint of Science les 23, 24 et 25 mai. À Grenoble, pour sa 2e édition, Pint of Science organise 15 événements dans des bars du centre-ville ainsi qu’à la Casemate et à EVE, sur le campus. Neurosciences, géophysique, sciences sociales, nouvelles technologies, il y en aura pour tous les goûts.
Parmi les intervenants de MINATEC, Tony Maindron, du CEA-Leti, qui abordera les micro-écrans à base d’OLEDs pour les applications de réalité augmentée. L’exposé sera introduit par un doctorant de son équipe. L’édition 2016 se déroulera simultanément dans 20 villes françaises et 9 autres pays du monde. Fondé à Londres en 2013, Pint of Science a rassemblé l’an dernier 24 000 personnes.

Concours de robotique FIRST Tech Challenge : le niveau monte

Orchestrée par Grenoble INP, la 5e édition française du concours de robotique international FIRST Tech Challenge se déroulera les 11 et 12 mai à Fontaine. Une vingtaine d’équipes d’élèves du secondaire sont attendues avec le robot qu’elles auront construit et programmé à partir d’un cahier des charges et d’un kit de matériel fournis par les organisateurs.
Comme les années précédentes, les robots devront faire preuve d’habileté pour ramasser des balles et des cubes. La nouveauté du challenge 2016 réside dans le parcours à suivre puisqu’il faudra aller déposer ces objets en haut d’une piste inclinée à 30° !
Pour pimenter l’épreuve, les robots devront aussi franchir trois barres fixées à une vingtaine de centimètres de hauteur. Les machines parviendront-elles à relever tous ces défis ?

Peut-on recharger un smartphone avec du jus de myrtille ?

Dans le cadre du programme Nano@school, 7 lycéens grenoblois ont mené un projet sur la réalisation de cellules solaires à colorants issus de fruits et légumes. Encadrés par Cyril Aumaître, doctorant au CEA-INAC, ils ont extrait les colorants du jus de végétaux (épinards, myrtilles,…) afin de fabriquer des cellules solaires (cellules de Grätzel), de les caractériser, de les modéliser et de comparer leurs performances. Leurs travaux sont prometteurs : un panneau photovoltaïque d’1 m2 élaboré à partir de cellules à base de jus de myrtille permettrait de recharger la batterie d’un smartphone en 2 heures.
Fin janvier, 2 élèves ont présenté leur poster lors d’un congrès international de communication scientifique pour les jeunes à Singapour. Ils ont remporté le Prix du jury, ce dernier comprenant pas moins de quatre prix Nobel !
Plus d’infos sur le blog des lycéens : https://smartphoneetjusdefruit.wordpress.com/

 

Février 2016

Phelma : la bibliothèque s’enrichit d’un fonds « Femmes et Sciences »

Le 11 mars, trois jours après la Journée internationale des droits des femmes, la bibliothèque de Grenoble INP – Phelma inaugurera un nouveau fonds documentaire sur le thème « Femmes et Sciences ». Cette thématique sera le fil rouge des séminaires et du Midi MINATEC qui se dérouleront le même jour.
Initié et financé par l’Association pour la parité dans les métiers scientifiques et techniques (APMST), ce projet vise à contribuer à la lutte contre les idées reçues sur « le genre » de la science. Biographies, ouvrages sur l’éducation et la mixité, publications scientifiques (sciences cognitives, neuropsychologie…), études sociologiques traitant du rôle et du statut social des femmes scientifiques à travers l’histoire : le fonds rassemblera une centaine d’ouvrages dont la moitié disponibles dès février.

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