Industrie – Les faits marquants 2016

Décembre 2016

PX’Therapeutics s’attelle à un nouveau candidat-médicament

Demain peut-être, l’atexakin alfa sera la toute première thérapie de régénération des nerfs périphériques endommagés (mains, pieds…) de patients diabétiques. C’est en tout cas le pari  de la firme de biotechnologie suisse Relief Therapeutics, qui a signé un accord de commercialisation avec Merck. Et qui a demandé à la société grenobloise PX’Therapeutics de développer un procédé de production optimisé, puis de fournir les lots destinés aux essais cliniques.
Il s’agit pour cette dernière d’un contrat majeur, qui va mobiliser durablement plus d’un tiers des effectifs. Après une évaluation initiale du procédé, le développement proprement dit débutera ces prochains jours. La molécule à produire est une protéine humaine formée de 185 acides aminés. Un cahier des charges en phase avec l’expertise de PX’Therapeutics.

Enerbee part à la conquête de l’air

Deux ans après sa création, la start-up spécialisée dans les micro-générateurs d’énergie basés sur le mouvement a pris un tournant décisif. Enerbee a en effet choisi de capitaliser sur sa technologie propriétaire pour développer des systèmes de ventilation connectés autonomes en énergie, et se positionner sur un marché à forte valeur ajoutée orienté vers l’IoT. Un prototype sera présenté en janvier prochain lors du CES* de Las Vegas.
Équipé de capteurs mesurant la qualité de l’air d’une salle au niveau d’une bouche d’aération, le dispositif transmettra les informations collectées en temps réel et permettra de réguler le débit d’air afin d’assainir l’atmosphère.
Récemment nommée directrice générale, Jocelyne Wasselin, jusque-là en charge de l’ingénierie, sera l’artisan de la nouvelle stratégie d’Enerbee.

FDSOI 22 nm : le Leti aux côtés de Globalfoundries

Le FinFET et le FDSOI sont aujourd’hui les deux technologies rivales pour continuer à miniaturiser les circuits CMOS en-deçà des 28nm. Et dans cette rivalité, la mobilisation des grands acteurs joue un rôle-clé. Aussi le Leti, qui mise sur le FDSOI depuis des années, vient de rejoindre 22FDXAccelerator.
Cet écosystème créé par le deuxième fondeur mondial, Globalfoundries, réunit une vingtaine d’industriels et d’instituts de recherche. Il fait la promotion des atouts du FDSOI : ultra-basse consommation, faible coût et meilleures performances en radiofréquence que le FinFet. Il génère briques techniques et brevets, pour encourager des donneurs d’ordres à changer de technologie pour le FDSOI.
Certains pionniers ont déjà fait ce choix : NXP pour sa nouvelle plateforme automotive, ou Sony pour ses prochains produits GPS.

Morphosense, le monitoring de structures haute précision

Ponts, barrages, tunnels, voies ferrées, paquebots, tours aéro-réfrigérantes, mâts d’éoliennes… Ces grandes structures pourront être instrumentées demain avec les réseaux d’accéléromètres MEMS de Morphosense, une start-up issue de travaux du Leti et créée mi-2016.
Son système de mesure haute précision, issu de dix ans de R&D, mesure en temps réel des déformations de 100 microns par mètre. Ses équipements sont installés en réseau aux points stratégiques de la structure. Ils enregistrent à la fois la déformée et les vibrations qui signent l’état de santé de la structure.
Morphosense a signé un contrat de R&D avec le Leti, autour d’une méthode de calibration automatique. Elle prospecte déjà au Canada et en Asie et vise une première levée de fonds d’ici un an.

La start-up UroMems lève 14 M€

Créée en 2011 et basée au BHT, UroMems vient de réaliser une spectaculaire levée de fonds de 14 millions d’euros. Il est vrai que son produit, un sphincter urinaire artificiel implantable à proximité de l’urètre, apporte une innovation de rupture. Il intéresse potentiellement les 50 millions de patients dans le monde qui souffrent d’incontinence urinaire sévère.
La technologie d’UroMems remplace avantageusement les traitements chirurgicaux, aux effets secondaires parfois très lourds. Elle a la particularité de s’adapter en temps réel à l’activité physique du patient grâce à des microcapteurs et à une électronique de traitement. La société, très discrète sur ses activités de R&D, entretient des liens privilégiés avec les laboratoires TIMC et TIMA.

 

Octobre 2016

4 projets CEA Tech primés au concours national i-Lab

Cette année encore, les start-up CEA Tech ont récolté leur moisson de prix au concours national d’aide aux entreprises de technologies innovantes (rebaptisé i-Lab). Elles sont quatre à se partager une dotation de 820 000 euros :
•     EnWires, créée en 2016, met au point de nouveaux matériaux d’électrode pour batteries Li-ion à base de nanofils de silicium de haute qualité ;
•    Sublimed, créée en 2015, mise sur la neurostimulation électrique transcutanée pour soulager des patients atteints de douleurs chroniques ;
•    Motion Recall, créée en 2016, développe une « caméra d’action » dotée de fonctions 360 ° et 3D pour la réalité virtuelle grand public ;
•    le projet de start-up e-PiKure propose de prendre en charge la douleur avec un dispositif qui stimule la secrétion d’endorphines intracérébrales.

eLichens, une levée de fonds à 3 millions d’euros

Moins de deux ans après sa création, la start-up grenobloise eLichens a levé cet été plus de 3 millions d’euros auprès de six investisseurs. La société, spécialiste des logiciels et micro-capteurs optiques pour la mesure et le suivi de la qualité de l’air, collabore avec plusieurs laboratoires de recherche dont le CEA Leti. Forte d’un solide portefeuille de brevets, elle vise plusieurs secteurs applicatifs : industrie, smart cities, internet des objets…
Plusieurs contrats ont déjà été signés avec des acteurs clés de ces secteurs d’activité, ce qui a sans doute contribué à convaincre les nouveaux actionnaires. Grâce à cette levée de fonds, eLichens compte produire pour livrer ses premiers clients, renforcer son équipe et poursuivre son programme de R&D pour compléter son portefeuille technologique.

 

JUIN 2016

Brevets : le CEA toujours aussi actif en 2015

Le CEA confirme son rang de 1er organisme de recherche français pour les demandes de brevets auprès de l’INPI. Ce dernier a publié 658 demandes du CEA en 2015, en légère progression par rapport à 2014 et 2013 (643 et 625 demandes). En moyenne, la Direction de la recherche technologique est à l’origine de près de 80 % des demandes, principalement en microélectronique et dans les énergies nouvelles.
Toujours dans le classement INPI, le CNRS arrive en seconde position des organismes de recherche (390 demandes), devant l’IFP.
L’activité brevets du CEA reste également très soutenue pour les demandes auprès de l’Office européen des brevets. Pour 2015, il est le 33e déposant de brevets en Europe et le deuxième déposant français, derrière Technicolor. Aucun autre organisme de recherche européen ne figure dans le top 50.

Aryballe Technologies, un parcours express et 2,6 millions d’euros

Deux ans après sa création, Aryballe Technologies vient de lever 2,6 millions de fonds auprès de 5 investisseurs dont le CEA. De quoi financer l’industrialisation de son produit, un détecteur d’odeurs portable et universel, ainsi que le lancement de sa production début 2017. Les nouveaux actionnaires ont été séduits par le parcours ultra-rapide de la start-up. Celle-ci a déjà établi une preuve de concept, fabriqué des prototypes pour une évaluation par une société médicale et signé un accord de distribution au Japon ! Elle bénéficie aussi d’un financement FUI pour développer sa technologie.
INAC, partie prenante de ce programme, collabore par ailleurs avec elle dans le cadre de contrats de R&D. En vue, des applications dans le médical, l’environnement, l’agro-alimentaire et les parfums.

 

Juin 2016

Brevets : le CEA toujours aussi actif en 2015

Le CEA confirme son rang de 1er organisme de recherche français pour les demandes de brevets auprès de l’INPI. Ce dernier a publié 658 demandes du CEA en 2015, en légère progression par rapport

 


Avril 2016

Diabeloop : le pancréas 2.0 à l’épreuve du test patient

Alors qu’aucun dispositif similaire n’existe à ce jour sur le marché, la start-up grenobloise Diabeloop teste actuellement la version 2 de son pancréas artificiel intelligent sur 45 patients diabétiques insulino-dépendants. Le système inclut un capteur de glycémie, une pompe à insuline ainsi qu’un smartphone intégrant un algorithme conçu par le CEA-Leti et une interface patient. Celle-ci établit la liaison capteur/pompe.
Le Leti a considérablement amélioré la vitesse de calcul de l’algorithme dédié à la biorégulation de la délivrance d’insuline. Avec la version en test, la personnalisation du modèle s’ajuste aux données physiologiques du patient toutes les 5 minutes quand la version 1 permettait une mise au point par 24 heures ! Diabeloop prévoit de commercialiser ce pancréas 2.0 en 2017.

Le CEA, organisme de recherche le plus innovant au monde !

Quelle reconnaissance ! Selon le dernier classement « Top 25 Global Innovators – Government » de Reuters, le CEA est aujourd’hui l’organisme public de recherche le plus innovant au monde, devant le Fraunhofer et JST au Japon. Ce résultat s’appuie sur dix indicateurs, par exemple nombre de demandes de brevets, taux de brevets délivrés, portée mondiale, nombre et taux de citations des brevets : du sérieux et du solide.
L’étude couvre la période 2008 – 2013, et prend en compte les brevets déposés auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (WIPO).

Start-up : Motion Recall cible la réalité virtuelle grand public

Fondée début 2016 par le CEA et 4 associés issus du Leti et de Delta Drone, Motion Recall développe une « action cam » de type GoPro dotée de fonctions inédites de réalité virtuelle. L’utilisateur qui a filmé son saut en parapente ou sa grimpée de l’Alpe d’Huez peut ensuite interagir avec la scène qu’il a filmée : vue sous un autre angle, ajout d’objets ou de personnages fictifs ou réels, changement du mouvement effectué, partage en local ou à distance…
Ce produit grand public s’appuie sur dix ans de travaux du Leti et du List en capture du mouvement, réalité virtuelle, modèles biomécaniques, fusion et traitement de données. Pour 2016, la start-up a signé un contrat de R&D avec le CEA. Fin 2018, elle comptera 60 collaborateurs et lancera sa première caméra. Prix annoncé : de 690 à 790 euros.
Contact : p.greve@motion-recall.com

Exagan va produire à Grenoble

Moins de deux ans après sa création, Exagan (composants de puissance) vient d’investir dans une machine d’épitaxie Extron 200 mm, en cours d’installation en région grenobloise. Cet équipement multiwafer automatisé produira le matériau innovant de la start-up, qui couple du nitrure de gallium et du silicium grâce à une couche-tampon baptisée G-Stack. Les composants seront ensuite fabriqués par le fondeur allemand X-FAB puis assemblés et testés par la start-up.
Exagan accède ainsi au rang de société industrielle à part entière. Et affirme sa volonté de miser sur Grenoble, avec un siège toujours situé à MINATEC et un second site à proximité.
La production va alimenter une phase d’échantillonnage et de qualification de la technologie chez des donneurs d’ordres. Avec à la clé, on l’espère, la signature des premiers marchés.

 


Février 2016

Troisièmes rencontres du marketing de l’innovation le 5 avril

Quels sont les projets innovants du moment en marketing de l’innovation technologique ? Par quelles pratiques internes sont-ils soutenus ? Que se passe-t-il dans les start-up, les PME et les grands groupes ? Pour le savoir, rendez-vous le 5 avril à la maison MINATEC pour les troisièmes rencontres du marketing de l’innovation organisées par CEA Tech et GEM.
De nombreuses entreprises témoigneront, notamment Serge Ferrari, Terradona, Docapost, Décathlon, Solvay ou Alstom. Marc Giget, créateur des mardis de l’innovation, et Nicolas Nova, designer, accompagneront la réflexion proposée aux 300 participants attendus.
Des outils seront présentés en atelier, avec un éclairage théorie/pratique de terrain : apports des démonstrateurs et du prototypage, business models de l’innovation… En fin de journée, une visite du showroom de CEA Tech sera proposée (sur inscription).

Start-up : EnWireS, cap sur les batteries lithium-ion

Créée en début d’année par une chercheuse et une ancienne post-doc d’INAC, la start-up EnWireS exploite un procédé de rupture basé sur la fabrication des nanofils de silicium par voie chimique. Elle compte ainsi proposer à partir de 2017 des matériaux composites innovants pour batteries lithium-ion, susceptibles d’améliorer leur capacité et leur longévité. Grâce à son procédé, ils seront plus compétitifs que ceux des acteurs internationaux du domaine.
En parallèle EnWireS propose déjà aux laboratoires la fabrication et la fourniture de nanofils de silicium « à façon », adaptés à leurs besoins de R&D. C’est la première fois qu’une telle offre est lancée.
La start-up est hébergée à INAC et exploite des licences CEA sur 3 brevets. Parmi ses actionnaires fondateurs : CEA Investissement.

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