Développement de nanofils conducteurs à base d’une matrice d’ADN

Publié le : 15 juillet 2019

En raison des dimensions nanométriques de la double hélice d’ADN (diamètre de 2 nm), cette molécule d’origine naturelle apparait comme un chassis prometteur pour la métallisation et la production à bas coûts de nanofils métalliques. Depuis les premières preuves de concept publiées il y a une vingtaine d’année, de nombreux efforts ont été produits pour obtenir des nanofils de plus en plus fin à partir d’une matrice d’ADN, tout en montrant des propriétés de conductivité satisfaisantes. En collaboration avec un autre laboratoire grenoblois (LMGP, INP-Grenoble), nous souhaitons développer une voie alternative pour la production de nanofils d’ADN métallisés par Atmospheric Pressure Spatial Atomic Layer Deposition (AP-SALD). Plusieurs métaux seront utilisés, et en particulier l’or et le cuivre. Ce nanomatériau sera ensuite fonctionnalisé, et conjugué à d’autres biomolécules afin de tirer profit de l’immense surface développée présentée par ces nanostructures. Ce projet de doctorat a donc pour objectif de synthétiser, développer et caractériser un nouveau matériau dont les propriétés intrinsèques seront modulables grâce à l’ADN. Un des objectifs principaux sera alors le design de surfaces greffées par des enzymes, dont les applications seraient de première importance, notamment pour la production de biopiles de nouvelle génération.

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