Industrie – Les faits marquants 2018

Décembre 2018

 Sécuriser le retour à domicile des insuffisants cardiaques

isposer à domicile d’un dispositif de télémédecine performant pour l’analyse de paramètres sanguins de patients insuffisants cardiaques. C’est l’ambition de CardioRenal, une start-up qui collabore depuis 2015 avec le Leti et depuis cet été, via un laboratoire commun. L’objectif est d’optimiser un laboratoire d’analyse portatif basé sur une puce microfluidique et des capteurs optiques et électrochimiques, et de les industrialiser pour mener des tests cliniques dès l’année prochaine.
Le dosage du traitement donné aux patients après une hospitalisation est très délicat, avec des risques de déficience rénale ou de congestion pulmonaire. Les analyses seront réalisées à partir d’une seule goutte de sang. Elles faciliteront les ajustements et éviteront de nouvelles hospitalisations, aussi traumatisantes que coûteuses.
Contact : sandra.barbier@cea.fr

 Au BHT, Avalun change de braquet

LabPad®, le « laboratoire de poche » d’Avalun, se vend aujourd’hui partout : Allemagne, Italie, Royaume-Uni, République Tchèque, Afrique du Sud… Aussi, la start-up a décidé d’automatiser sa ligne de production de consommables installée au BHT. La machine robotisée qu’elle vient d’inaugurer produit chaque jour 15 000 tests de temps de coagulation, contre 1 500 auparavant. De quoi répondre à la demande des médecins, pharmaciens, hôpitaux, particuliers qui souhaitent réaliser ce test sans se déplacer dans un laboratoire d’analyses.
Avalun, qui compte 21 collaborateurs, va se focaliser ces prochains mois sur la production et la vente. Elle prépare en parallèle le marquage CE de nouveaux tests. Enfin, elle participe aux côtés du Leti au projet e-Meuse Santé sur la télémédecine en zone rurale.
Contact : vincent.poher@avalun.com

Biomédical : Eveon et le LMGP créent un laboratoire commun

Ils collaboraient depuis plusieurs années à travers la filière Biomedical Engineering de Grenoble INP-Phelma. Le LMGP et Eveon viennent de renforcer leurs liens en créant un laboratoire commun financé par l’IDEX Université Grenoble Alpes. Au cœur de ses travaux : l’impact de différents matériaux et procédés fluidiques sur la stabilité de protéines thérapeutiques. Eveon, rappelons-le, conçoit et réalise des dispositifs médicaux automatisés de préparation et d’administration de médicaments qui peuvent contenir ces protéines.
L’enjeu est d’abord médical : si ces protéines s’adsorbent ou s’agrègent, elles peuvent perdre leur activité. Il est aussi stratégique : faire avancer les connaissances sur ces phénomènes, afin de proposer aux clients d’Eveon le dispositif optimisé correspondant aux caractéristiques du médicament.
Contact : marianne.weidenhaupt@grenoble-inp.fr

 

Octobre 2018

ISKN lève des fonds, recrute et lance trois produits

La start-up grenobloise ISKN vient de boucler une seconde levée de fonds, d’un montant de 10,5 M€, et lance dans la foulée des projets importants. D’abord, le recrutement avant la fin de l’année de 12 collaborateurs, ingénieurs de R&D pour l’essentiel, qui renforceront l’équipe actuelle de 40 salariés. Ensuite, le lancement en 2019 de trois nouveaux produits.
Les deux premiers s’adressent comme la « Slate » (lancée par ISKN en 2015) au secteur des arts graphiques. Ils donnent une existence numérique instantanée aux créations dessinées sur papier. Le troisième, co-développé avec un grand groupe international, vise le domaine des jeux ludoéducatifs pour le développement cognitif. ISKN, qui avait lancé son activité autour d’un produit propre, ouvre ainsi de nouveaux débouchés à sa technologie d’interaction augmentée.
Contact : jean-luc.vallejo@iskn.co

Kalray lève 47,7 M€ en Bourse

En levant 47,7 M€ en Bourse dix ans après sa création, Kalray s’est donné les moyens de financer ses projets des prochaines années. Le développement technologique de son processeur multicœurs de 3e génération sera la première priorité. Baptisé Coolidge, il devrait être disponible en 2019 et visera deux marchés. D’abord, celui des data centers, où l’arrivée des mémoires flash fait exploser les besoins de calcul. Ensuite, l’automobile, pour les véhicules d’aujourd’hui – il devient urgent de regrouper leurs dizaines de petits processeurs – et pour la voiture autonome de demain. Trois prototypes équipés de processeurs Kalray sont déjà en test dans le monde.
L’accélération de ces efforts de R&D (menés notamment avec le Leti et le List) se traduira par des recrutements sur les sites de Grenoble et de Sophia-Antipolis.
Contact : lhamon@kalray.eu

 

Juin 2018

Les M&NEMS du Leti bientôt à portée de marchés

Les M&NEMS doivent leur nom au fait qu’ils associent des parties de taille micronique et une nanojauge de 250 nm de section. Cette approche innovante permet de co-intégrer différents capteurs sur la même puce. Elle apporte des atouts différenciants selon les applications : faible niveau de bruit et insensibilité aux vibrations pour les gyromètres, linéarité et ultra-miniaturisation pour les capteurs de pression, large gamme de mesure pour les magnétomètres… Elle est protégée par quelque 25 brevets.
Contact : philippe.robert@cea.fr

Cybersécurité : le Leti automatise les tests

Avec le projet Mobitrust, bouclé en 2017 et salué par un Innovation Award du label Catrène, le Leti s’est lancé dans l’automatisation des tests de sécurité d’objets connectés (smartphones, tablettes…). Cette démarche permet de tester plus vite, avec une couverture élargie, et de dérouler tous les tests suivant des modalités identiques.
Pour Mobitrust, l’automatisation a été appliquée à la fonctionnalité TEE*, qui délimite un environnement d’exécution distinct pour les applications sensibles d’un objet connecté. Les tests vérifient que le TEE respecte ses spécifications et a été développé suivant certaines règles de conception. Autre application, les tests du « secure boot », qui interdit l’exécution de code non autorisé. Ces projets du Leti mobilisent une dizaine de chercheurs, notamment sur des contrats industriels.
Contact : guillaume.herve@cea.fr

Une jeune diplômée de Phelma à la tête d’une start-up d’agroécologie

Ingénieure Phelma (promotion 2015), Paola Ceccato a été récompensée par la fondation Norbert Ségard pour la création d’Oikos Sphère. L’entreprise, née en 2017, ambitionne de devenir un réseau coopératif de production et de distribution de biofertilisants.
Innovante sur le plan agronomique, Oikos l’est aussi sur le plan socio-économique puisque les biofertilisants sont fabriqués et vendus localement par des agriculteurs désireux de diversifier leur activité. Deux pôles de production expérimentaux ont été mis en place en Savoie et en Côte-d’Or, et un troisième sera bientôt opérationnel à Lyon. Grâce aux bioréacteurs connectés qu’elle a prototypés, Oikos contrôle et garantit la qualité de la production de chaque centre.
La société vient de changer de nom et s’appelle désormais Rézomes.
Contact : contact@rezomes.com

 Cap sur l’hépatite B pour MagIA

Créée en août 2017 à partir de travaux du G2Elab et du LMGP, MagIA vient d’être classée par le magazine Challenges parmi les « 100 start-up où investir en 2018 ». Elle développe un kit d’analyse immunologique portable et ultra-rapide. Quelques gouttes de sang suffisent pour réaliser en 15 minutes une analyse qui demande une prise de sang et deux heures en laboratoire.
Avec cinq collaborateurs, MagIA concentre aujourd’hui ses efforts sur un test de dépistage de l’hépatite B. Cette pathologie touche 250 millions de personnes dans le monde, avec une forte prévalence en Afrique, en Asie du Sud-Est et en Chine. MagIA collabore aussi au développement d’un auto-test pour l’insuffisance rénale, avec le soutien de la Région. Une levée de fonds d’un million d’euros est programmée fin 2018.
Contact : orphee.cugat@g2elab.grenoble-inp.fr, paul.kauffmann@magia-diagnostics.com

 

Avril 2018

Des puces encryptées individuellement pendant leur fabrication

Un code individuel de sécurité pour chaque puce, gravé sur un niveau de connexion métallique intermédiaire pendant le processus de fabrication. C’est l’innovation que viennent d’annoncer le Leti et Mapper, fabricant néerlandais d’équipements. Ce dernier a développé une machine-test de lithographie sans masque (multi-faisceaux d’électrons) dont le Leti a assuré l’intégration dans un procédé de fabrication standard CMOS 40 nm. Elle peut être adaptée à d’autres technologies, sur des wafers 200 ou 300 mm.
Le code de chaque puce reste accessible mais ne peut être modifié. De tels circuits intéressent les secteurs de la cybersécurité, de la traçabilité et de la prévention de la contrefaçon. Mapper est en contact avec plusieurs industriels désireux de tester cet encryptage sur leurs wafers.
Contact : isabelle.servin@cea.fr

Aledia lève 30 millions d’euros et séduit Intel

La start-up Aledia, spécialiste des LED en 3 D, vient de réaliser sa troisième levée de fonds, d’un montant de 30 millions d’euros. Aux côtés des investisseurs historiques, dont Ikéa, un nouveau venu ne passe pas inaperçu : Intel Capital ! Preuve que la technologie Aledia, basée sur des « forêts » de nanofils en nitrure de gallium à fort rendement lumineux, suscite de grands espoirs. Elle vise des marchés de masse : smartphones, laptops, tablettes, réalité virtuelle etc.
Avec cet apport de fonds, Aledia va augmenter ses investissements en R&D et acquérir des équipements stratégiques. Elle compte aussi recruter pour son siège grenoblois une vingtaine de collaborateurs, juniors ou très expérimentés. Quant à l’activité du laboratoire commun avec le Leti, elle sera maintenue au même niveau.
Contact : giorgio.anania@aledia.com

 

Février 2018

Pour garder une belle peau, lâchez votre portable !

La lumière artificielle des écrans a un effet néfaste sur le réseau mitochondrial des fibroblastes du derme. C’est la conclusion d’une étude de deux ans menée par Gattefossé, un fournisseur d’excipients et d’ingrédients cosmétiques, et la société de biotechnologie grenobloise Cytoo, installée à MINATEC.
Cette dernière a utilisé sa technologie de micropatterning pour contrôler l’organisation des cellules de la peau. Les cellules, observées par vidéomicroscopie, ont été exposées à un illuminateur conçu par Gattefossé qui reproduit un an d’exposition aux écrans en un jour. Verdict : les cellules sont stressées, comme épuisées, et perdent de leur mobilité et de leur dynamisme. Sur la base de ces résultats, Gattefossé a développé un nouvel ingrédient actif qui protège des effets de la lumière des écrans.
Contact : mraul@cytoo.com

Exagan entre en Chine par la grande porte

Difficile de rêver mieux pour aborder le marché chinois ! La start-up grenobloise Exagan, spécialiste des composants de puissance pour convertisseurs, a été sélectionnée pour le programme Impact China 2018 organisé par Business France et Bpifrance. En 3 missions sur place d’une durée totale de 5 semaines, elle pourra identifier la région chinoise la plus porteuse pour son activité et initier des contacts avec des grands donneurs d’ordres.
La Chine, puissant producteur de véhicules électriques et d’électronique grand public, est un marché-clé pour Exagan. Mais la start-up, qui compte 25 salariés à Grenoble et Toulouse, aurait mis plus de temps et couru des risques importants en se lançant seule dans cette aventure. Au terme du programme, elle pourrait s’implanter en Chine et recruter des collaborateurs locaux.
Contact : frederic.dupont@exagan.com

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